Mr Pipard ne dit pas la vérité dans la Marne

Publié le par Le.vent.qui.souffle.sur.Chelles

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Lundi 12 Novembre 2007

buste-emeric.jpgDécidément, Monsieur Hubert Pipard ne fait montre ni d’un souci de cohérence, ni d’un souci de vérité à l’occasion de ses expressions dans les éditions successives de La Marne. Il y a quelques semaines, il dédouanait d’un cou de crayon la responsabilité qu’est celle de l’Etat républicain dans le maintien de la sécurité, il oubliait qu’au lieu des 125 policiers nationaux nécessaires au bon fonctionnement du commissariat de Chelles, ses effectifs aujourd’hui atteignent péniblement une centaine d’agents.

Aujourd’hui, dans un billet mélangeant allègrement de multiples sujets qui chacun mériterait des développements conséquents, il dénonce à la fois une hausse imaginaire des taux d’imposition, une mauvaise gestion budgétaire et une inadéquation des services publics aux attentes légitimes des chellois.

Faut-il rappeler à Monsieur Pipard qu’à l’époque où le RPR gérait notre commune, les impôts augmentèrent de plus de 60%, largement au-delà de l’inflation, de 1983 à 1995. Quant, a contrario, depuis 12 années que l’équipe municipale regroupée autour de Jean-Paul Planchou, la pression fiscale à Chelles est demeurée identique. Après une période de baisse autorisée par une croissance des dotations de l’Etat, une gestion dynamique de la dette, les taux – depuis 2001 - ont été d’abord relevés et désormais stabilisés, compte tenu des désengagements successifs de l’Etat obligeant les collectivités locales à accroître leurs interventions pour maintenir les services publics. Et l’on peut craindre que ce désengagement soit loin d’être achevé avec la prochaine réforme de la Dotation Globale de Fonctionnement. Aujourd’hui les taux de 2007 sont les mêmes qu’en 1995. Chacun peut le vérifier sur sa feuille d’imposition.

Quant à la politique d’investissement menée depuis 12 ans maintenant par la municipalité de gauche, elle a été active, permise par une gestion dynamique des emprunts, et répond à un projet de rattrapage de la qualité des services publics offerts aux chellois. Aujourd’hui, la droite s’offusque du projet d’une Médiathèque, équipement pourtant indispensable pour une ville de près de 50 000 habitants et une communauté de communes de 80 000. Pour celles et ceux qui n’ont pas oublié les attaques de la droite sur les dépenses dispendieuses à l’occasion de la construction du marché – dont la qualité et l’esthétique sont reconnues de tous - la pertinence de ces attaques apparaît cruellement

Enfin, ne reculant devant rien, la droite chelloise s’en prend aux manques de places en crèche dans notre Ville. Faut-il lui rappeler qu’en 1995, la Ville n’avait que 2 crèches, et qu’aujourd’hui elle en compte 6 ? Faut-il lui rappeler qu’entre 2004 et 2007, le nombre de places en crèche a crû de 50% passant de 220 à 315 ! Faut-il lui rappeler également que la municipalité a mis en place un quotient familial permettant à l’ensemble des chellois quels que soient leurs revenus d’accéder à ces services publics essentiels, lorsque dans d’autres communes gérées par les amis de Monsieur Pipard, il n’existe pas de crèches municipales et nul quotient familial !

Décidément, il ya bien deux visions de l’avenir de notre ville : le choix d’une ville racornie sur un passé mythifié, d’une part, et un développement respectueux permettant aux chellois d’accéder à une ville de qualité dotée des services publics indispensables à la cohésion sociale et territoriale d’autre part.

Emeric Bréhier

Publié dans DIVERS

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