Egalité salariale : les entreprises sanctionnées financièrement dès 2010

Publié le par Le.vent.qui.souffle.sur.Chelles

http://www.lesechos.fr/info/france/300221391.htm?xtor=EPR-1000
26/11/07  - 15H06   - actualisé à 17:13:00  ]

Le montant des sanctions, proportionnel à la masse salariale, sera reversé aux sociétés qui auront avancé dans l'égalité salariale. Des tables rondes sur le temps partiel ou la présence de femmes dans les instances dirigeantes sont prévues    

Le gouvernement durcit le ton. A l'issue de la conférence sociale sur l'égalité professionnelle, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a annoncé qu'il y aurait "des sanctions payables dès début 2010" pour les entreprises qui ne seraient pas "dans la logique de rattrapage salarial". "Aujourd'hui, la sanction pénale n'est pas appliquée. Mieux vaut avoir une sanction financière", a expliqué le ministre en annonçant un projet de loi au premier trimestre 2008 sur le sujet. Les sanctions, dont le montant sera proportionnel à la masse salariale de l'entreprise concernée, seront "redistributives", c'est-à-dire qu'elles seront reversées aux entreprises qui auront avancé dans l'égalité salariale, a précisé Xavier Bertrand. Ce matin, Laurence Parisot, la présidente du Medef, avait indiqué être favorable à la mise en place de "sanctions financières" dans les cas où l'égalité salariale et professionnelle hommes-femmes ne serait pas respectée

Parallèlement, une série de tables rondes va être mise en place, notamment sur le temps partiel subi, et la présence des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises. "On ne peut plus passer pour des naïfs. Il faut tirer des conclusions quand rien ne se passe", a ajouté le ministre.

Car l'état des lieux n'est guère réjouissant : l'écart de salaires horaires entre hommes et femmes dans le secteur privé est encore, en moyenne, de 19 %. Pire, il stagne depuis quinze ans. Signe de la complexité du phénomène, cet écart s'explique pour moitié par des différences de salaires à travail égal, et pour moitié par la nature des postes occupés. C'est l'autre versant du problème : les femmes grimpent moins souvent, moins vite et moins haut dans la hiérarchie. Dans le privé, 15 % des femmes sont cadres, contre 23 % des hommes et seul un chef d'entreprise sur huit est une femme. Dans le public, 58 % des salariés sont des femmes, mais elles n'occupent que 12 % des postes à responsabilités.


Publié dans REVUES DE PRESSE

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