Les complémentaires santé augmenteront encore de 3 % en moyenne en 2008

Publié le par Le.vent.qui.souffle.sur.Chelles

http://www.lesechos.fr/patrimoine/assurance/300224375.htm?xtor=EPR-1000
06/12/07  - 02H30  ]

Selon notre échantillon, les augmentations tarifaires devraient atteindre, en moyenne, environ 3 % pour les contrats individuels et 4 % pour les contrats collectifs. Beaucoup d'organismes se demandent si le prix des complémentaires, qui a augmenté de plus d'un quart en cinq ans, n'est pas en train d'approcher un plafond.       

Les uns y verront une confirmation de la modération tarifaire, les autres une légère accélération par rapport à la hausse de l'année dernière, elle-même plutôt mesurée après une vague de redressements sensibles. Pour 2008, presque tous les acteurs de la complémentaire santé annoncent de nouvelles augmentations de leurs tarifs. Selon notre échantillon, elles devraient atteindre, en moyenne, environ 3 % pour les contrats individuels et 4 % pour les contrats collectifs. Les ajustements peuvent cependant se révéler importants en fonction de la qualité et de l'historique du risque, notamment dans le cas de l'assurance collective.

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Après une accalmie en 2006, les dépenses de santé ont repris leur inexorable progression cette année. Selon les dernières statistiques publiées par l'assurance-maladie, les dépenses de ville (hors hôpital) ont augmenté de 4,8 % à fin octobre. Pour les produits de santé, la hausse atteint 5,3 % sur dix mois, dont 4,3 % pour les médicaments. Les prix des complémentaires doivent tenir compte de ces évolutions.

Au 1er janvier 2008, les organismes vont répercuter dans leurs tarifs les nouvelles dérives qu'ils disent constater sur certains postes comme l'optique ou le dentaire, l'application du forfait de 18 euros sur les actes techniques ainsi que la revalorisation de certains actes auxiliaires médicaux, des infirmières ou des masseurs kinésithérapeutes notamment. " Mais, avec la concurrence, ils ne peuvent actionner le levier tarifaire qu'avec parcimonie ", relève un spécialiste du secteur.
Des contrats " responsables "

L'une des mesures phares du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008, l'instauration d'une franchise de 50 centimes par boîte de médicaments, ne devrait pas avoir d'impact notoire. Le gouvernement a en effet dissuadé les complémentaires de les rembourser sous peine de perdre le caractère " responsable " de leurs contrats et les avantages fiscaux et sociaux qui vont avec. Toutes les familles - mutuelles, assureurs, institutions de prévoyance - devraient s'y conformer, la très grande majorité des contrats commercialisés étant " responsables ".

L'assurance-santé " low cost "

Avec cet épisode des franchises, les organismes complémentaires ont cependant de plus en plus l'impression de servir de variable d'ajustement, sans réelle concertation avec l'assurance-maladie. Ils s'avouent donc souvent dans l'incapacité de formuler des prévisions pour les prochaines années.

" Tout le monde est dans l'attente des modifications du régime pour 2008, Nicolas Sarkozy ayant annoncé une relance des réflexions sur le système de santé, note Etienne Couturier, le président de MAAF Santé. Il y aura des opportunités, ce sera à nous de nous adapter. " " On s'attend à intervenir de plus en plus sur le poste hospitalisation, sur les dépassements d'honoraires ", indique Patrick Sagon, le président de la Mutuelle Générale (MG).

Parallèlement, beaucoup d'organismes se demandent si le prix des complémentaires, qui a augmenté de plus d'un quart en cinq ans, n'est pas en train d'approcher un plafond. Ils ne s'étonnent plus de voir apparaître dans la presse des articles titrés " Faut-il acheter une complémentaire santé ? " alors que la question ne se posait pas il y a encore quelques années.

" Si on regarde le reste à charge par famille et qu'on le rapporte aux revenus, on constate de grandes disparités. Si ce reste à charge devait croître davantage, il se traduirait par une contrainte économique trop forte pour bon nombre de familles ", résume le président de la Mutuelle Générale. Cela explique l'apparition d'une vague d'assurance-santé " low cost ".

Publié dans REVUES DE PRESSE

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