Le montant de la taxe foncière s'envole

Publié le par Le.vent.qui.souffle.sur.Chelles

http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/300223942.htm
05/12/07  - 02H30  ]

L'Union nationale de la propriété immobilière veut que les hausses de la taxe sur le foncier bâti soient alignées sur l'indice du coût de la vie. A l'instar de ce que le gouvernement prévoit de faire pour les loyers. Retrouvez  tous les taux région par région et ville par ville.  

Cliquez ici
 

A trois mois des municipales, l'Union nationale de la propriété immobilière (Unpi) veut faire de la réforme de la taxe foncière sur le bâti (TFB) un de ses chevaux de bataille dans la campagne qui démarre. Cet impôt, l'un des quatre levés par les collectivités locales, connaît " une évolution qui nous paraît catastrophique ", a dénoncé hier Jean Perrin, le président de l'Unpi, sur la foi d'une étude réalisée par l'observatoire fiscal mis en place par cette organisation. Le montant des recettes perçues auprès de quelque 22 millions de contribuables - ménages mais aussi entreprises - a cru de 37 % en cinq ans, passant de 18,469 milliards en 2001 à 25,5 milliards d'euros l'an dernier.

Cette hausse, à laquelle l'Unpi oppose celles, plus modestes, des loyers (+16,27 %) et de l'indice des prix à la consommation (+9,10 %), ne tient pas uniquement à l'augmentation du nombre de cotisants. Elle est aussi liée à la progression des bases d'imposition, alimentée pour une part non négligeable par les réévaluations forfaitaires décidées chaque année en loi de Finances (+8,6 % entre 2001 et 2006). Elle tient enfin aux taux qui s'appliquent à ces valeurs locatives décidées chaque année par les communes, les intercommunalités, les départements, les régions. D'où cet " effet multiplicateur " pour le contribuable, décrit par Jean Perrin, qui fait qu'au bout du compte la hausse de sa cotisation se révèle " bien supérieure à ce que chacun décide ".
La taxe foncière c'est désormais un mois et demi de loyer
Une situation qu'il juge propre à dissuader les particuliers d'investir dans la pierre, la taxe foncière représentant désormais, selon l'Unpi, un mois et demi de loyer au lieu d'un mois il y a dix ans. " La TFB est le seul impôt sur lequel les collectivités locales peuvent se rattraper car la taxe professionnelle est plafonnée et les maires rechignent à augmenter la taxe d'habitation ", estime Jean Perrin. En conséquence de quoi, celui-ci s'est fait hier le chantre d'un encadrement de la TFB. " Augmentation des bases et augmentation des taux confondus, la hausse de la TFB ne doit pas excéder le coût de la vie ", a lancé le président de l'Unpi. Une réponse à Nicolas Sarkozy qui, la semaine dernière, a proposé de limiter la hausse des loyers en les alignant sur l'indice du coût de la vie.
Lyon a connu la plus forte hausse
De fait, la requête de l'Unpi, si jamais elle est entendue, reviendrait à rogner sérieusement les ailes des collectivités locales et notamment des régions qui ont procédé à des hausses spectaculaires de fiscalité ces dernières années. Pour autant, les municipalités ne sont pas en reste. A l'issue de cette mandature, la palme de la plus forte évolution de TFB dans les 50 premières villes de France revient à Lyon (+77,62 %), suivie de Brest (+55,98 %) et Reims (+38,77 %), où les taux votés subissent fortement l'interférence fiscale des intercommunalités. A l'opposé, selon l'étude de l'Unpi menée sur 31.000 des 36.000 communes de France, les municipalités de Saint-Etienne (-0,98 %), Paris, Nice, Le Havre, Toulon, Grenoble, Angers, Nîmes, Nice et Aix-en-Provence (0 %) ont ménagé les propriétaires en n'augmentant pas leurs impôts.
Les taux région par région et ville par ville
Retrouvez tous les taux région par région et ville par ville.

Publié dans REVUES DE PRESSE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article