« On est surendetté »

Publié le par Le.vent.qui.souffle.sur.Chelles

C.B. - samedi 05 janvier 2008 | Le Parisien

DAVID ET SEVERINE PAUVERT, acquéreurs d'un pavillon

 

ACHETER UNE maison a longtemps été un rêve pour David et sa compagne Séverine. Ce rêve est en train de virer au cauchemar. Ce couple de trentenaires chellois, respectivement boulanger et assistante maternelle, ont signé avec Bouygues Immobilier en février 2006 pour « une maison de 78 m2 avec 4 pièces, au prix de 225 900 , raconte David.

 
On s'est décidé parce qu'on avait confiance. On se disait qu'avec un grand groupe comme Bouygues, on aurait aucun pépin. » Erreur.

En octobre, le couple apprend que le chantier de leur maison accuse trois mois de retard. Ils ne pourront emménager qu'en juin, au plus tôt. Problème : la vente de leur appartement actuel, prévue pour mars, est déjà engagée. « On va devoir payer une location, pour laquelle il faut compter à Chelles au minimum 900 € par mois, en plus du prêt relais de 400 que l'on verse déjà pour la maison, se désespère Séverine. Bref, la moitié de nos salaires va passer dans le logement : on est surendetté. Et toutes nos économies ont déjà été investies dans la maison. »

Financièrement soutenu par la famille de David, le couple devra peut-être trouver refuge chez des amis, après la vente de leur appartement. Ils n'ont en effet pas encore déniché de logement à louer, l'état de leurs finances ne leur permettant plus de payer une caution.

 

 


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