Villevaudé : Guerre froide au sein du conseil municipal

Publié le par Le.vent.qui.souffle.sur.Chelles

Christel Brigaudeau - jeudi 03 janvier 2008 | Le Parisien
A UN MOIS du départ de la campagne officielle des élections municipales, les quelque 2 500 habitants du bourg de Villevaudé sont déjà assaillis de communications politiques. Par voie de tracts, de site Internet et de blog. Le maire (UMP) André Chopelin, s'il n'a pour l'instant pas démarré sa campagne, ne cache plus sa candidature à sa propre succession.

 
Le 31 décembre, les Villevaudéens ont par ailleurs reçu dans leurs boîtes aux lettres un tract émanant de Claude Petit. Ce conseiller municipal vient de constituer une liste d'opposition baptisée CAP 2008 pour « cohésion, avenir et progrès ». Elle s'ajoute à une autre liste, Villevaudé d'abord, annoncée également par tracts il y a quelques semaines et conduite collégialement par Sylvie Gilardin-Mauroy avec les élus dissidents Georges Licini et Patrick Martineau. La campagne municipale s'annonce donc florissante, voire sanglante. Tendue depuis déjà plusieurs mois, l'ambiance au conseil municipal, où siègent les trois prétendants au poste de maire, vire au froid polaire. En décembre, les crispations se sont par exemple centrées autour de la préemption - contestée - d'une mare que devait acquérir un habitant proche d'une liste d'opposition.


« On m'interdit l'accès à certains documents »

D'ici mars, c'est sur l'attitude à adopter face aux projets d'extension des carrières et sur la gestion des affaires communales que doivent porter l'essentiel des débats.

« Le maire fait preuve d'un ostracisme total envers les élus qui ne le suivent pas ! attaque déjà Georges Licini. On m'interdit d'avoir accès à certains documents. » Du côté de l'hôtel de ville, on explique que « certaines candidatures ont plus à voir avec la satisfaction d'intérêts personnels que le souci du bien commun ». Une allusion au candidat Claude Petit, un gérant d'entreprise à la retraite qui possède sur la commune 9 800 m 2 de terrain, classés non constructibles.

Une situation personnelle qui, en pleine procédure de révision du plan d'occupation des sols de la commune, laisse certains sceptiques.

« Il n'est pas question pour moi de rendre ces terrains constructibles ou de les bétonner, assure l'intéressé. J'ai un âne et un cheval sur ces terres et ils y sont très bien... »

La polémique pourrait se poursuivre au premier conseil municipal, prévu pour mi-janvier.

 

A Villevaudé, la campagne municipale fait déjà rage sur la toile, où sont déjà présentes les deux listes d'opposition CAP Villevaudé et Villevaudé d'abord.   ( DR.)

Publié dans DIVERS

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