Investiture aux municipales : déception et rébellion de cinq députées UMP

Publié le par CHELLES AUTREMENT

LE MONDE | 11.01.08 | 14h22  •  Mis à jour le 11.01.08 | 14h22

Désireuses de briguer un fauteuil de maire aux élections municipales, cinq députées de l'UMP ont dû batailler face aux fortes réticences de leur parti. Avec des fortunes diverses. Une seule a jeté l'éponge, en se disant "écoeurée" : Arlette Grosskost, députée (UMP) du Haut-Rhin, qui avait espéré conduire la liste de la droite face au secrétaire d'Etat à la coopération et maire sortant (ex-PS) de Mulhouse, Jean-Marie Bockel.

Les autres ont refusé de céder. Quitte à être suspendues de leur parti, comme Marie-Anne Montchamp, candidate à Nogent-sur-Marne face au maire sortant, Jacques Martin, réinvesti par l'UMP. "Je n'ai pas voulu me mettre en congé, explique Mme Montchamp. Le maire sortant a un bilan critiquable, il constitue un risque pour notre famille. Je prends mes responsabilités."Selon la députée de Seine-et-Marne, la mesure de suspension prise par la direction de l'UMP n'a pas affaibli sa campagne : "Cela a plutôt eu l'effet inverse", assure-t-elle. Elle nourrit cependant quelques regrets d'avoir dû en arriver là : "Je me dis parfois que, si j'étais un homme du même âge (50 ans), avec le même parcours, peut-être qu'on m'entendrait mieux. Quand on est une femme, on est toujours suspecte d'être au bord de la crise de nerfs, d'en faire trop, c'est moins facile de se faire entendre contre le courant dominant." L'ancienne secrétaire d'Etat aux personnes handicapées a reçu le soutien de Simone Veil, tout comme son ex-collègue Catherine Vautrin, députée de la Marne, qui a maintenu sa candidature à Reims malgré l'investiture donnée par l'UMP à Renaud Dutreil.

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