Révolution culturelle et économie

Publié le par CHELLES AUTREMENT

AUGUSTIN LANDIER ET DAVID THESMAR [ 24/01/08  ]

Comme bien des hommes politiques, Nicolas Sarkozy croit à la vertu quasi chamanique de la parole présidentielle, à sa capacité de changer les mentalités et, donc, le cours de l'histoire. Un peu comme le roi de France savait soigner les écrouelles, le verbe présidentiel se veut une médication active pour le pays. De ce point de vue, le sarkozysme relève de ce que Max Weber appelait la « domination charismatique ».

La dimension technique des réformes passe, dès lors, au second plan. C'est leur message symbolique, leur déplacement des lignes culturelles, qui compte : on change moins les institutions que les mentalités ; on supprime moins les avantages acquis que les vieilles crispations statutaires. Admettons-le : la rupture, ces derniers mois, ce sont souvent des réformes transgressives en symboles mais marginales sur la substance, comme on l'a dit de la réforme des universités ou de celle du contrat de travail.

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Publié dans REVUES DE PRESSE

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