Marielle de Sarnez : "Je suis favorable aux majorités d'idées nouvelles autour de projets"

Publié le par CHELLES AUTREMENT

Dans une interview donnée au journal Le Parisien, Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement démocrate à la mairie de Paris réaffirme les grandes lignes de son projet "résolument tourné vers les classes moyennes qui sont l'âme de Paris. Ces familles ont des difficultés d'où l'impératif de mettre le curseur sur les logements intermédiaires, même si je partage avec Bertrand Delanoë l'objectif de 20% de logements sociaux en 2014."

 

Le Parisien : Paris, est-ce une campagne nationale ou locale ?

 

Marielle de Sarnez : C'est une élection locale qui appartient aux Parisiens.

Que pensez-vous de la présence de ministres sur les listes à Paris?
On n'est pas là pour se montrer en photo pendant six semaines mais pour être au service des habitants pendant six ans. Ce n'est pas la même approche.

 

Comment qualifiez-vous votre projet ?
Il est ambitieux, porteur d'une volonté nouvelle et résolument tourné vers les classes moyennes qui sont l'âme de Paris. Ces familles ont des difficultés d'où l'impératif de mettre le curseur sur les logements intermédiaires, même si je partage avec Bertrand Delanoë l'objectif de 20% de logements sociaux en 2014. Je propose aussi la création, à côté de places en crèches collectives, de 4000 places en crèches d'appartement pour diversifier l'offre de garde.

Les classes moyennes, c'est déjà l'électorat de Bertrand Delanoë. Quelles différences avec son programme ?

Les classes moyennes, je ne veux pas qu'on se contente d'en parler, mais qu'on ait en leur direction une politique active : des logements, l'accueil de la petite enfance, des transports accessibles, des parkings,... Et surtout une politique pour l'emploi, l'aide aux PME en allégeant la taxe professionnelle, des états généraux du commerce et de l'artisanat, des zones franches dans les quartiers difficiles.

Qui, des candidats PS ou UMP vous paraient le plus dogmatique ?

Je n'ai pas aimé l'opposition frontale de l'UMP, sur le tramway par exemple. Je l'ai trouvée un peu caricaturale. C'est une façon de penser d'un autre temps. Paris a besoin de renouvellement des hommes, des idées et des approches politiques.

Au second tour qu'elle sera votre stratégie ? Maintien ou fusions de listes et avec qui ?

Je suis favorable aux majorités d'idées nouvelles autour de projets. Un camp contre l'autre, ce n'est plus à la hauteur des enjeux.

Bertrand Delanoë a fait des déclarations d'ouverture vers vous. Est-ce l'amorce d'une alliance?
C'est bien de voir des responsables politiques sortir du verrouillage politicien. Je veux que les politiques travaillent ensemble et pas les uns contre les autres, qu'ils s'intéressent aux projets, plutôt qu'aux étiquettes, surtout au plan local. Je suis dans un état d'esprit constructif.

 
Propos recueillis par Martine Chevalet, Le Parisien, 1er février 2008

 

Publié dans DIVERS

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