Municipales : la majorité aborde le premier tour en mauvaise posture

Publié le par CHELLES AUTREMENT

[ 07/03/08 ]

Sous la menace d'un vote-sanction moins d'un an après la présidentielle, les ténors de la droite sont de plus en plus virulents à l'approche du scrutin de dimanche. L'opposition a pour ambition de prendre au moins 30 villes de plus de 20.000 habitants.

Un chef de l'Etat qui participe à la mêlée à trois jours du premier tour. Un Premier ministre de plus en plus virulent, qui reproche au Parti socialiste d'entretenir « un climat de quasi-guerre civile ». Un secrétaire d'Etat, Roger Karoutchi, qui accuse pêle-mêle la gauche et le Front national de « remettre en cause la démocratie et la République ». Une UMP qui fustige sans discontinuer les « mensonges et compagnie » des socialistes. Dans la toute dernière ligne droite avant les élections municipales et cantonales de dimanche, la majorité présidentielle cache mal une certaine fébrilité. Parce que les Français sont toujours tentés d'envoyer un signal au pouvoir en place à l'occasion des élections intermédiaires, elle savait que ce premier test électoral, moins d'un an après l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidencede la République, serait difficile. Elle n'imaginait pas à quel point. « Nous nous attendons à une défaite ; reste à en connaître l'ampleur », dit-on à l'Elysée, où l'on ignore rien de l'impopularité du chef de l'Etat et des frustrations des Français sur le pouvoir d'achat. Une situation qui, hier encore, a poussé Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a former « le voeu » que « [ses] amis [l']oublient un peu ».

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Publié dans DIVERS

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