Des pesticides dans les habitations d'Ile-de-France

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

L'origine de ces produits est multiple, mais les recherches sont encore embryonnaires.

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L'air intérieur des maisons est bien souvent plus pollué que l'atmosphère des grands centres urbains, pourtant encombrés de camions, de bus et de voitures. C'est ce qu'ont montré les premières études de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur créé en 2001 et portant sur 567 logements, confirmant ainsi les recherches menées depuis plusieurs années dans les pays anglo-saxons et en Europe du Nord. Dans l'air intérieur des maisons et des appartements d'Ile-de-France, on trouve même une grande variété de pesticides, le plus souvent à faible dose. C'est en effet ce que montre une étude conduite par l'Ineris (1) dans 130 habitations.

Les mesures révèlent la présence d'au moins un pesticide dans 94 % des foyers, dont certaines substances interdites comme le lindane. Cette substance antiparasitaire utilisée pour traiter les charpentes et présente dans les shampoings anti-poux, a d'abord été interdite en agriculture au début des années 1990 puis l'a été totalement. Les niveaux de contamination sont extrêmement variables, selon la quantité de produits présents dans les pièces mais aussi suivant l'aération des locaux.

D'où proviennent les pesticides ? Pourquoi les enfants dans les urines desquels ont été détectées les plus hautes concentrations de pesticides ne viennent-ils pas de logements qui présentent les taux les plus élevés ? Les chercheurs de l'Ineris n'ont pas de réponse à ces questions. Les substances peuvent provenir d'un usage domestique délibéré pour lutter contre les cafards par exemple, ou être présentes dans les charpentes depuis longtemps et être relarguées au fil du temps, ou avoir été apportées par l'air extérieur.

3 200 tonnes en Ile-de-France

En juin dernier, en effet, une campagne de mesures effectuée en Ile-de-France par Airparif avait mis en évidence la présence, à l'état de traces, de plus de trente molécules de pesticides dans cinq sites différents : Paris, les Halles ; Bois-Herpin (Essonne) ; Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ; Chelles et Coulommiers (Seine-et-Marne). Pas moins de 3 200 tonnes de pesticides sont employées chaque année en Ile-de-France. Les analyses effectuées par l'Ineris comportent des prélèvements d'air, des recueils de résidus présents sur les mains des enfants (chaque foyer étudié comprend un enfant âgé de 6 à 7 ans) et de poussières au sol ainsi que des dosages dans les urines de produits de dégradations de pesticides.

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Publié dans CHELLES ACTUALITES

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