Le Bayrou nouveau est arrivé. Celui-là peut gagner

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

Par Malakine. Qui n'hésite pas à écrire ce qu'aucun analyste politique n'ose prédire :
un scénario gagnant pour François Bayrou en 2012
Thomas Faivre-Uboz - Flickr - cc -

François Bayrou a donné une interview très intéressante jeudi dans le Figaro, où il endosse à la perfection le rôle de premier opposant à Sarkozy. Pendant que l'ancienne candidate socialiste, la seule aujourd'hui à pouvoir sérieusement lui disputer ce titre, s'enfonce dans un délire paranoïaque pour attirer l'attention, le Béarnais dénonce à peu près tout ce que fait le pouvoir : dérive des finances publiques, main mise sur l'audiovisuel, déreglementation du temps de travail, politique d'immigration, projet d'union pour la méditerranée, retour dans l'Otan, sans parler bien sûr du style présidentiel toujours aussi égotique et grossier. Bayrou cogne de plus en plus dur.

Ceux qui annonçaient sa mort politique, faute de pouvoir exister dans la bipolarisation en seront pour leur frais. Si le modem est toujours un parti fantoche, Bayrou demeure plus que jamais l'ennemi numéro 1 de Sarkozy et son concurrent le plus dangereux pour 2012, si toutefois Sarkozy sera en mesure de se représenter, ce qui n'a rien de certain.

Bayrou est d'autant plus fort qu'il a su tirer les enseignements de ses échecs de 2002 et 2007 pour muscler son discours et changer son positionnement. L'adversaire de la bipolarisation est en passe de devenir le chef d'un vaste front républicain anti-sarkozy.

Sa réponse à la question de savoir s'il envisageait une alliance avec le PS dévoile clairement sa nouvelle stratégie
:

«Pour proposer au pays un destin autre que celui vers lequel on l'amène, il faudra des alliances larges.

Les socialistes sont aujourd'hui devant de grandes difficultés de ligne et aussi de leadership.

Donc, pour l'instant, ils s'enferment. Mais un jour, ils seront bien obligés d'ouvrir les yeux.

Je pense aussi aux gaullistes. Ils vont vivre le choc du retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan et le renoncement de ce qui faisait, symboliquement, l'originalité de la France dans le monde.

Un jour, tous ceux-là se ressaisiront.

Ce n'est plus pour moi affaire de partis ou de courants.

C'est la France qui est bouleversée dans sa vocation historique, et je connais notre pays : dans ses profondeurs, il ne l'acceptera pas.»

alibao - Flickr - cc -
alibao - Flickr - cc -

Publié dans REVUES DE PRESSE

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