Hervé Morin, ministre de la défense de Pierre Falcone

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

Angolagate. Dans une lettre, le ministre estime que l’accusé ne peut être inquiété. FABRICE TASSEL QUOTIDIEN : samedi 19 juillet 2008

L’affaire de l’Angolagate fera-t-elle pschitt ? En tout cas, dans l’attente du procès qui s’ouvrira le 6 octobre à Paris, rarement le pouvoir politique aura mis autant d’énergie à mettre sous pression l’institution judiciaire.

Dernier épisode en date, une lettre du 11 juillet, révélée jeudi par le Point, adressée par Hervé Morin, ministre de la Défense, à Me Pierre-François Veil, l’avocat de Pierre Falcone, marchand d’armes et personnage central du dossier.

Dans ce courrier, qui était précisément une réponse à une demande d’analyse juridique de l’affaire par le ministère de la Défense formulée, le 4 juillet, par l’avocat, Hervé Morin explique : «Il résulte de l’examen du dossier de mon ministère, à la lumière de vos observations, qu’en l’absence de transit par le territoire français, la législation relative aux opérations de ventes d’armes et de munitions ne s’appliquait pas, aux dates retenues par le dossier de l’instruction, à l’activité exercée par M. Pierre Falcone.»

En substance, le ministre sape la base légale des poursuites menées de 2000 à 2005, une position déjà tenue par le ministère de la Défense par le passé.

Publié dans SOCIETE - SOCIAL

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