A 3,3 %, le taux de chômage des cadres est revenu à son niveau de 1990

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

[ 06/08/08  Les Echos   ]

En 2007, le chômage a touché 8 % de la population active, et seulement 3,3 % des cadres, révèle l'enquête « Emploi » publiée hier par l'Insee. C'est mieux qu'en 2006, mais cette amélioration s'est doublée, comme les années précédentes, d'un accroissement du nombre de salariés précaires et à temps partiel subi.

Avec un taux de chômage de 4 %, les cadres se trouvaient déjà, en 2006, en situation de plein-emploi. Avec un taux de 3,3 % l'an dernier, ils reviennent à un niveau exceptionnellement bas, jamais connu depuis 1990, ce qui n'est d'ailleurs pas sans inquiéter les employeurs, en quête de bons candidats pour compenser le nombre croissant de départs à la retraite. Par son ampleur, cette évolution constitue la plus grande surprise de l'enquête « Emploi 2007 », publiée hier par l'Insee sur la base d'un sondage auprès de 38.000 personnes. Le chômage des cadres est désormais considéré comme « frictionnel » : dans la très grande majorité des cas, il n'illustre plus que la brève transition d'un emploi à l'autre. Nul besoin d'être hautement diplômé pour trouver un emploi, ajoute cependant l'Insee : les salariés du supérieur court (DUT, BTS, etc.) ne sont, eux aussi, que 5,6 % à avoir recherché un emploi l'an dernier. En décrochant un diplôme d'infirmière ou de kinésithérapeute, les actifs ont aussi la garantie d'être en « bonne adéquation avec le marché du travail ». « Les diplômes des écoles paramédicales ou sociales restent de bons atouts contre le chômage », ajoutent les auteurs.

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Publié dans ECONOMIE - DROIT

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