Sarkozy déterminé à s'attaquer au « millefeuille » territorial

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

[ 13/08/08 ]

Le gouvernement inscrit la réforme territoriale à son agenda 2009. Pas question de supprimer frontalement un échelon : il préfère la méthode douce, en incitant les collectivités à se rapprocher et à clarifier leurs compétences respectives.

Voilà un sujet en forme de défi politique, qui ne pouvait pas laisser Nicolas Sarkozy indifférent. La superposition des échelons territoriaux en France - communes, communautés de communes, départements, régions - fait l'unanimité contre elle, car porteuse d'inefficacité et de dépense publique.

Et, pourtant, jamais personne n'a réussi à s'y attaquer sans provoquer de ces conflits franco-français voués à l'échec. Le rapport Attali, qui préconisait en janvier dernier la suppression en dix ans des départements, s'est soldé par une bronca des élus UMP, qui n'a pas été sans conséquence sur les élections municipales de mars. En lançant la « phase 2 » de la décentralisation, Jean-Pierre Raffarin avait bien eu l'intention en 2003 de s'y atteler, lui aussi, mais il en avait été empêché par le président Jacques Chirac soucieux de ménager les élus.

Aujourd'hui, le climat politique n'est pas plus apaisé, mais Nicolas Sarkozy est décidé à inscrire la réforme à son agenda 2009, comme l'a confirmé la semaine dernière François Fillon dans un entretien au « Figaro ». « Il va falloir qu'un jour on parle des structures territoriales en France. Parce que nous sommes arrivés à un degré de complexité sans précédent », avait déclaré le chef de l'Etat début juin lors d'un déplacement à Limoges.

Depuis, exécutif et parlementaires ont commencé à réfléchir. Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, y voit même l'une des réformes majeures à venir, d'autant plus impérative qu'elle est animée par le souci de la majorité de s'attaquer aux déficits publics.

Publié dans REVUES DE PRESSE

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