Les collectivités territoriales redoutent un assèchement du crédit

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

LE MONDE | 09.10.08 | 13h53  •  Mis à jour le 09.10.08 | 17h31

Pour les quelque 40 000 collectivités locales, l'élaboration du budget 2009 s'annonce particulièrement périlleuse. Régions, départements, communes et structures intercommunales sont tenus, contrairement à l'Etat, de voter un budget à l'équilibre. Mais, à l'exception de quelques villes opulentes, l'argent manque partout. Et la crise financière aggrave la situation.

Côté recettes, l'Etat se montre, d'année en année, de plus en plus pingre. Côté dépenses, les transferts de charges de l'Etat s'accroissent, comme celui des 100 000 techniciens et ouvriers de l'éducation nationale vers les départements et les régions ou des 19 000 agents des directions départementales de l'équipement vers les départements. Les frais de personnel de ces collectivités ont, en conséquence, bondi de 8,1 %, en un an, atteignant 52 milliards d'euros. Résultat, elles puisent dans leur épargne et s'endettent pour financer leurs investissements - le recours au crédit leur étant interdit pour couvrir les dépenses de fonctionnement -, et l'encours global est passé de 100 à 120 milliards d'euros, entre 2001 et 2007.

Or, les difficultés de la banque Dexia, principal bailleur de fonds des collectivités, font craindre un assèchement du crédit à court, moyen et long terme. "Quelques villes et départements, qui avaient pourtant négocié des lignes de trésorerie, voient les fonds leur parvenir avec plusieurs jours de retard, ce qui n'était jamais arrivé auparavant", raconte Michel Kopfler, expert indépendant en finances locales.

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Publié dans REVUES DE PRESSE

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