"DSK" dans les pièges de Washington

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

Enquête
LE MONDE | 23.10.08 | 15h27  •  Mis à jour le 23.10.08 | 19h14

Les trois Français sont rentrés de Washington mercredi 22 octobre. Dépêchés par Stéphane Fouks, PDG de l'agence de communication Euro RSCG, Ramzi Khiroun, Gilles Finchelstein et Anne Homel viennent de passer quatre jours chez Dominique Strauss-Kahn et son épouse, Anne Sinclair, à tenter d'éteindre le feu médiatique qui menace le directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

Stéphane Fouks et ses trois communicants - tous amis et anciens conseillers de "DSK" au sein du Parti socialiste - connaissent depuis plusieurs mois les difficultés que peut poser la liaison passagère, en janvier, de "DSK" avec Piroska Nagy, une économiste du FMI, partie depuis à Londres, à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. M. Strauss-Kahn s'en est inquiété auprès de M. Fouks dès février, quand il a su que des rumeurs avaient alerté l'Egyptien Shakour Shaalan, doyen du FMI et responsable des questions éthiques. Mais, pour lui, l'affaire en restera là : Mme Nagy et son mari, Mario Blejer, un Argentin, souhaitent garder l'affaire confidentielle.

EMILIE BYHET, UNE PROTÉGÉE

En France, l'incident aurait sans doute peu de conséquences. Aux Etats-Unis, le puritanisme et les rivalités politiques aidant, elle prend une autre tournure. Car Shakour Shaalan consulte le groupe de travail chargé d'évaluer la performance du directeur général, composé notamment du représentant allemand Klaus D. Stein, de l'Américaine Meg Lundsager et du Russe Aleksei V. Mozhin. Ce dernier avait mené une campagne acharnée contre l'élection de "DSK" à la tête du FMI. C'est lui qui, avec la représentante américaine, s'insurge qu'aucune enquête ne soit encore engagée.

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Publié dans DIVERS

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