PRETS STRUCTURES : LA ROULETTE STEPHANOISE

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

28/10/2008

ECONOMIE- C’est une bombe à retardement, logée dans les finances de la ville de Saint-Étienne (Loire). Pour développer la ville sans augmenter l’impôt, l’équipe sortante a contracté de nombreux prêts structurés. Des crédits à taux réduit à court terme, puis indexés sur des variables que personne ne maîtrise encore, ce qui les rend potentiellement toxiques…

Un exemple : en 2006, la ville a emprunté 22 millions d’euros sur trente-six ans. Elle ne paie aucun intérêt financier jusqu’en 2020, puis les taux d’intérêts applicables entre 2020 et 2042 seront déterminés par une équation compliquée, fondée sur un rapport entre le niveau de l’euro et celui du dollar à cette période.

Autant jouer à la roulette. Comme aucun plafond n’a été fixé pour ces taux, la collectivité ne sait absolument pas ce qu’elle paiera.

Le socialiste Maurice Vincent, élu en mars en remplacement de l’UMP Michel Thiollière, juge «complètement irresponsable» de s’être aventuré dans de tels produits. Il rappelle que «ce n’est pas la vocation des collectivités de spéculer de la sorte». Au total, la dette de Saint-Étienne s’élève aujourd’hui à 390 millions d’euros, répartis en 75 crédits, dont 62 % sont structurés. Un ratio démesuré.

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