Iran, les leçons d'une crise, par Frédéric Tellier

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

Point de vue -LEMONDE.FR | 03.07.09 | 12h57  •  Mis à jour le 03.07.09 | 13h36

Les évènements qui depuis l'élection présidentielle se précipitent en Iran ont une signification qui dépasse de loin la personne de Mir Hossein Moussavi – candidat officiellement malheureux – et la question de son avenir personnel. La crise incarne l'affrontement désormais hors de contrôle des deux factions principales qui composent la République islamique.

D'un côté, le réseau des Gardiens de la Révolution transformé en vivier d'une seconde génération de leaders islamiques qui combine la préservation, voire la radicalisation des idéaux de la Révolution islamique et une volonté modernisatrice fondée sur la maîtrise des technologies avancées – nucléaire en tête – afin d'ériger le pays en pôle régional de puissance. De l'autre, un camp dit pragmatique d'oligarques islamiques regroupés dans le sillage de l'ancien président et candidat battu à l'élection présidentielle de juin 2005, Hashemi Rafsandjani. Rarement cité mais pourtant omniprésent, il est, plus encore que Moussavi, l'élément moteur de ce groupe. La lutte entre ces deux factions n'est pas chose nouvelle. Elle était latente même si l'attention de l'Occident tout entière focalisée sur le dossier nucléaire en a largement occulté les implications pour le système islamique. A l'image de deux plaques tectoniques qui se heurtent pendant des années, les forces de frictions se sont accumulées avant de se libérer brutalement, causant le séisme du 12 juillet et des jours qui ont suivi.

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Publié dans INTERNATIONAL

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