Woodstock souffle sa quarantième bougie

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

13/08/2009 | 17:21 par Louis SAN
Il y a quarante ans, se tenait le festival de Woodstock, devenu depuis un symbole du mouvement hippie. Et pourtant...

En 1969, l’Homme posait son premier pied sur la lune. Voilà pour la science, la conquête spatiale, l’expansion de l’homo sapiens sapiens dans l’univers.

Mais cette année fut également celle où, aux Etats-Unis, 500.000 jeunes gens envahirent, à Bethel - et non pas à Woodstock - le terrain du fermier Max Yasgur, quelque part dans l'Etat de New York.

Leur motivation? Le festival de Woodstock Art and Fair : le plus grand événement de l’histoire du rock – et par conséquent des musiques actuelles, provoquant au passage le plus grand embouteillage de l’histoire des Etats-Unis.

Ces trois jours (15-18 août 1969) sous le slogan « Peace, Love and Music » (« Paix, Amour et Musique) sont devenus LA référence ultime de la culture rock festivalière entre protestation, électricité, sexe et drogues en tout genre.

Plus qu’un événement musical, Woodstock reste dans l’imaginaire contemporain le symbole de l’apogée du mouvement de la contre-culture hippie; la cristallisation d’une vague contre les conflits (la guerre du Viêt Nam), pour les droits civiques (Malcolm X tué en 1965, Martin Luther King abattu en 1968, les Black Panthers en pleine activité), l’éveil d’une conscience écologique… Autant de thèmes sur lesquelles nous surfons toujours en 2009, voire plus que jamais pour ce qui est de l’attention verte.

Le concert matinal de Jimi Hendrix, la prestation de Janis Joplin, la fièvre afro-cubaine de Carlos Santana sont restés des moments inoubliables de l’histoire du rock. Des instants réputés si intenses qu’ils en font presque oublier l’absence d’autres légendes (déjà légendaires à l’époque) comme Frank Zappa, Led Zeppelin ou The Doors. Jimmy Page et ses acolytes souhaitaient jouer en tête d’affiche… Une demande qui ne cadrait pas avec le concept du festival. Les auteurs de « Riders on the Storm », eux, ne sont pas montés sur la scène faisant face aux 500.000 spectateurs car Jim Morrisson avait peur d’être assassiné. Autre grande figure manquante : John Lennon, qui n’a pu entrer sur le territoire américain à cause de ses prises de positions pacifistes. Bob Dylan, leader de la protest song, n’a pas honoré l’événement de sa présence, préférant sortir de son silence un mois plus tard sur l’île de Wight.


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Publié dans REVUES DE PRESSE

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