Le "jeu du foulard", un problème de santé publique

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

LE MONDE | 10.09.09 | 15h55  •  Mis à jour le 10.09.09 | 15h55

Le 2 septembre, un Francilien de 10 ans souffrant d'un oedème cérébral a été hospitalisé après s'être pendu avec une corde à son lit-mezzanine, vraisemblablement victime d'une variante du jeu du foulard : une compression de la carotide par un lien ou par une action manuelle, aux conséquences mortelles, pratiquée dans les cours de récréation. Le docteur Christophe Rathelot, pédopsychiatre, praticien au centre hospitalier Edouard-Toulouse de Marseille et membre du comité scientifique de l'Association de parents d'enfants accidentés par strangulation (Apeas), pointe une pratique aussi dangereuse que sous-estimée.

Combien recense-t-on de victimes du jeu du foulard en France ?


Les appels reçus par l'Apeas permettent d'avancer le chiffre d'au moins un décès de mineur par mois en France, ce qui en fait un problème de santé publique. Mais ce n'est qu'une estimation. Pour donner des chiffres précis, il faudra mener une étude prospective ; un projet est en cours. On n'a généralement connaissance que des cas les plus graves : les décès. D'autre part, les chiffres correspondraient probablement à une sous-estimation, car ces pratiques ont longtemps été ignorées. Lorsqu'un médecin était appelé au chevet d'une jeune victime de strangulation, le premier réflexe était de penser à un suicide. C'est aussi une question de formation ; j'ai 39 ans et je n'ai pas entendu parler du jeu du foulard dans ma formation de base.


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Publié dans SANTE - ALIMENTATION

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