RETRAITES : REPENSER LA PLACE DU TRAVAIL DANS LA SOCIETE

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

CHELLES CONTACT - MAI 2010

 

 

L’allongement de la durée de vie professionnelle semble inéluctable pour assurer le financement futur des retraites, mais il ne peut être réalisé dans les conditions actuelles du marché de l'emploi estiment des spécialistes, pour qui il faut surtout repenser la place du travail dans la société, et revaloriser celui des aînés.

 

La vraie question n'est pas celle des retraites mais celle du travail, le vieillissement démographique et les départs massifs à la retraite des baby-boomers impliquent que l'"on va devoir travailler plus longtemps pour payer les retraites".

 

Il faudra donc réinventer le travail après 60 ans car en France, où la productivité horaire est vive en raison notamment des 35 heures, les gens sont épuisés dès 55 ans.

 

Si des mesures favorisant les naissances ou l'immigration permettraient d'atténuer cette évolution démographique, elles ne la supprimeraient pas. L'espérance de vie augmente: non seulement la mort recule, mais aussi la vieillesse.

 

Il n'y a rien de pire que d'aborder la question des retraites d'un point de vue purement comptable, en ne faisant que "déplacer le curseur" pour augmenter l'âge de départ à la retraite, fixé aujourd'hui à 60 ans, ou la durée de cotisation.

 

La clé de la réussite réside dans un système plus souple autorisant notamment le travail à temps partiel, le cumul emploi-retraite ou le bénévolat sans perte de points de retraite. Les entreprises seraient mises à contribution et devraient investir dans la formation des salariés "dès 45 ans pour les préparer à l'emploi qu'ils auront à partir de 55 ans".

 

L'essentiel est de s'assurer que le temps supplémentaire travaillé ne soit pas supérieur au gain d'espérance de vie.

 

 

Il est absolument nécessaire de mettre en place une assurance dépendance comme cinquième risque de la Sécurité sociale.

 

L'angoisse des retraités ne tient pas d'abord au niveau des pensions du moment, mais aux dépenses en cas de survenance d'une perte d'autonomie.

 

Aucune réforme incluant des durées de cotisations ne sera acceptable sans une modification des rythmes, des conditions de travail et des méthodes de management, pour que l'activité professionnelle devienne épanouissante.

 

Bref, si l'on ne ré-enchante pas le travail, si on n'y introduit pas davantage de respect, d'autonomie, de créativité, on ne rendra pas acceptable l'allongement de la vie professionnelle.

 

Ces éléments incitent à évoluer vers un système de retraite par points, pour une "lisibilité permanente" des droits que chacun acquiert tout au long de sa vie professionnelle.

 

Il conviendrait d’ailleurs dans ce cadre que « l'action bénévole" permette l'acquisition de points retraites.

 

Enfin, concernant le financement, au-delà d'un éventuel allongement des durées de cotisations, il faut impérativement élargir l'assiette des cotisations liées au travail à tous les éléments qui y échappent (intéressement, indemnités de départ négociés , stock-options...).

 

N’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de vos remarques, commentaires et alertes :

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Alain MAMOU & Eric STEFANYSZYN

Conseillers Municipaux Mouvement Démocrate de Chelles

 

par courrier : contact@chellesautrement.comvia notre site internet : www.chellesautrement.com

Publié dans REFORME DES RETRAITES

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