"L'équipe qui est en train de se former autour de moi est du plus haut niveau gouvernemental (...) et ce n'est pas fini"

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

Le président du Mouvement Démocrate, François Bayrou, était mardi 20 septembre l'invité de l'émission "Mardi politique" sur RFI en partenariat avec Le Point et 20 Minutes. Il a assuré avoir "un socle plus important aujourd'hui qu'en 2007" et a également affirmé être le candidat "le plus à même de fédérer au centre".

 

"Je serai le candidat qui représente le courant central de la vie politique française", a déclaré François Bayrou.

"Le socle qui est le mien aujourd'hui est plus important que celui qui était le mien à la même époque dans la préparation de l'élection de 2007", a-t-il affirmé.

"L'équipe qui est en train de se former autour de moi est du plus haut niveau gouvernemental (...) et ce n'est pas fini", a garanti le président du Mouvement Démocrate.

A propos de la proposition de Barack Obama de taxer les millionnaires aux Etats-Unis, il a estimé que "la même chose en France serait plus juste pour le pays", mais que "ce n'est pas avec ces sommes que vous résorberez le déficit du pays". "Il faudra augmenter les impôts, baisser drastiquement les dépenses de l'Etat et augmenter les ressources pour aller vers l'équilibre", a-t-il insisté. "L'augmentation de la TVA est nécessaire", a-t-il par ailleurs proposé. "L'expérience allemande nous montre que ça ne jouera pas sur les prix".

"Dans les temps que nous vivons, à la présidentielle la prime ira à celui qui dira la vérité !" s'est-il exclamé.

En matière de politique internationale, "Nicolas Sarkozy a le mérite d'avoir contribué à faire partir Kadhafi", a reconnu François Bayrou. "Même s'il est regrettable de l'avoir reçu peu de temps avant", a-t-il regretté. "Kadhafi reçu à l'Elysée, c'était une faute énorme. Bachar El Assad invité à présider le défilé du 14 juillet tout autant", a-t-il ajouté.

"Hélas la Françafrique n'a pas disparue", s'est-il indigné. "Il faut un lien privilégié entre la France et l'Afrique. Mais pas ces compromissions", a-t- asséné. "On a détourné des fonds qui appartenaient aux plus pauvres. Je le déplore et je le dénonce : il faut stopper ça !" a-t-il appelé.

"Je déplore que Nicolas Sarkozy soit bouche cousue sur la Syrie ! Nous devons être inlassablement du côté de la liberté", a-t-il rappelé.

"Le règlement du drame historique entre Palestiniens et Israëliens, ne peut se faire que sur la réciprocité !" s'est-il exclamé. "Palestiniens et Israëliens doivent accepter l'autre", a-t-il demandé. "C'est la marche essentielle au règlement de ce conflit", a analysé le député béarnais. "La démarche adoptée après la guerre de 40 en Europe est la seule capable de régler ce type de conflit", a-t-il dit.

"Quand on acceptera qu'un Etat de la zone euro fasse faillite, la zone euro toute entière paiera cette défaillance", a-t-il prévenu, en rapport avec la crise grecque. "Notre situation, nos chiffres, nos résultats, nos performances, nous rendent fragiles dans la zone euro", a-t-il constaté. "Je pense que nous devons aller vers un rééchelonnement de la dette de la Grèce", a-t-il conclu.

Publié dans ELECTIONS PASSEES

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