Retraites : "L'absence des députés dans le débat à l'Assemblée est la preuve que les institutions ne vont plus", pour François Bayrou

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

13 septembre 2010

François Bayrou était l'invité ce lundi sur France Info.

Concernant la réforme des retraites, François Bayrou a fait le constat que "les institutions sont sens dessus dessous" : "la preuve, l'absence des députés dans le débat à l'Assemblée !", a-t-il rappelé suite à la remarque de la journaliste évoquant le faible nombre de députés lors de la discussion du projet de réforme de retraites à l'Assemblée.

François Bayrou, qui y a activement participé, a regretté ainsi que son amendement "pour retirer l'injustice contre les plus pauvres" n'ait pas été "retenu par l'Assemblée" ; ces derniers vont malheureusement "payer la réforme", a-t-il ainsi rappelé. (lire la suite)


Sur la circulaire du 5 août du ministère de l'Intérieur, François Bayrou a estimé qu'elle visait spécifiquement les camps de Roms et montrait que "l'Etat en France ne respecte plus le minimum d'équilibre qu'on est en droit d'attendre" dans une République.

"C'est exactement le contraire de ce qu'on nous avait dit. Cette circulaire révèle qu'en effet c'étaient les Roms qui étaient ciblés pour des raisons de communication politique, j'allais même probablement dire électorales", a-t-il affirmé, ajoutant : "Ca prouve une chose, c'est que l'Etat en France ne respecte plus le minimum d'équilibre qu'on est en droit d'attendre des pouvoirs publics dans une République".

"Il y a quelque chose qui est complètement déstabilisé, déséquilibré", a encore précisé François Bayrou, souhaitant que les associations en mesure juridiquement de porter un recours devant le Conseil d'Etat le fassent et que celui-ci rappelle "que ce type d'attitude et de choix est illégal en France".

Concernant la vie politique française, François Bayrou, s'est dit favorable à un "rassemblement" au centre comme le propose Dominique de Villepin, mais il a nuancé celle-ci :
"J'ai répondu depuis le début que je suis ouvert et positif en face de tous ceux qui auront l'intention ou qui affirmeront la volonté de proposer une autre voie au pays que celle qui est suivie aujourd'hui", a-t-il affirmé, mais ajoutant qu'il est "très difficile de faire ça et de rester adhérent à l'UMP", soulignant que Dominique de Villepin avait "spectaculairement renouvelé" son adhésion au parti présidentiel cet été.

"La réponse est donc : il faut le faire mais il ne faut pas se contenter d'en parler, il faut sauter le pas et c'est plus difficile de sauter le pas que simplement de faire des déclarations", a-t-il encore affirmé, rappelant qu'à l'Assemblée nationale, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République "est déjà aux non inscrits avec moi".

Publié dans MOUVEMENT DEMOCRATE

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