« Nicolas Sarkozy a perdu le mystère qui l'auréolait au moment de son élection »
FRANÇOIS JOST - SÉMIOLOGUE, PROFESSEUR À LA SORBONNE [ 08/01/08 ]
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| François Jost. |
Professeur en sciences de l'information et de la communication à la Sorbonne Nouvelle, directeur du Centre d'étude sur les images et les sons médiatiques (Ceisme), François Jost a écrit « Le Téléprésident, essai sur un pouvoir médiatique » avec Denis Muzet aux Editions de l'Aube, à paraître jeudi prochain.
Les deux événements sont clairement liés. La communication politique du président de la République repose sur des symboles, des gestes forts, qui illustrent les mesures, les réformes entreprises. Ce dispositif a d'abord bien fonctionné : son hyperactivité a traduit son souci d'aller vite, de changer la France en profondeur et d'ouvrir plusieurs fronts en même temps. Puis la machine s'est enrayée quand il s'est octroyé une hausse de salaire. Enfin, les vacances à rallonge passent mal. La stratégie de l'exemplarité ne fonctionne plus. Son comportement, coloré par la détente et les loisirs, n'est plus en accord avec ce qu'il prône. Le décalage apparaît d'autant plus fortement que les Français sont de plus en plus préoccupés par leur pouvoir d'achat. Nicolas Sarkozy essaie d'ailleurs de contrebalancer cette image par des voeux, la semaine dernière, et une conférence de presse, aujourd'hui, tout ce qu'il y a de plus classique.
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