Guadeloupe : pourquoi la crise s'est installée
LE MONDE | 19.02.09 | 14h04 • Mis à jour le 19.02.09 | 14h04
Juste une allusion lors de son allocution télévisée consacrée, mercredi 18 février, aux annonces du sommet social. Près d'un mois après le déclenchement de la grève générale en Guadeloupe et alors qu'un syndicaliste a trouvé la mort, Nicolas Sarkozy s'est encore accordé un répit pour intervenir pour la première fois publiquement dans la crise antillaise. Il ne devait s'exprimer que jeudi en fin d'après-midi sur RFO, après avoir reçu les élus, parlementaires et responsables des collectivités locales de l'outre-mer.
Interrogé sur RTL, jeudi, François Fillon a levé le voile sur les propositions qui, selon lui, devraient permettre de débloquer le conflit en se rapprochant "de près des objectifs quantifiés par le collectif, proche de 200 euros pour les bas salaires", a-t-il affirmé. Cette revendication reste le point d'achoppement du conflit. Les médiateurs nommés par le premier ministre ont travaillé toute la nuit avec le patronat local pour tenter d'offrir une piste de relance à des négociations interrompues depuis le 8 février. Jusqu'alors, le patronat, divisé entre les grandes et les petites entreprises, s'était contenté de demander au gouvernement une baisse des charges pour compenser la hausse des salaires. Considérant toujours que "ce n'est pas à l'Etat de compenser les augmentations de salaires du secteur privé", le premier ministre envisage néanmoins de contribuer au financement de cette revendication par une extension du revenu de solidarité active (RSA) aux très bas salaires.
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Juste une allusion lors de son allocution télévisée consacrée, mercredi 18 février, aux annonces du sommet social. Près d'un mois après le déclenchement de la grève générale en Guadeloupe et alors qu'un syndicaliste a trouvé la mort, Nicolas Sarkozy s'est encore accordé un répit pour intervenir pour la première fois publiquement dans la crise antillaise. Il ne devait s'exprimer que jeudi en fin d'après-midi sur RFO, après avoir reçu les élus, parlementaires et responsables des collectivités locales de l'outre-mer.
Interrogé sur RTL, jeudi, François Fillon a levé le voile sur les propositions qui, selon lui, devraient permettre de débloquer le conflit en se rapprochant "de près des objectifs quantifiés par le collectif, proche de 200 euros pour les bas salaires", a-t-il affirmé. Cette revendication reste le point d'achoppement du conflit. Les médiateurs nommés par le premier ministre ont travaillé toute la nuit avec le patronat local pour tenter d'offrir une piste de relance à des négociations interrompues depuis le 8 février. Jusqu'alors, le patronat, divisé entre les grandes et les petites entreprises, s'était contenté de demander au gouvernement une baisse des charges pour compenser la hausse des salaires. Considérant toujours que "ce n'est pas à l'Etat de compenser les augmentations de salaires du secteur privé", le premier ministre envisage néanmoins de contribuer au financement de cette revendication par une extension du revenu de solidarité active (RSA) aux très bas salaires.
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