CRISE FINANCIÈRE - L'Europe muscle son arsenal de surveillance du secteur financier
Publié le 23/04/2009 à 15:14 - Modifié le 23/04/2009 à 17:23 Le Point.fr
Agences de notation, assureurs, banques, fonds d'investissement : sept mois après l'éclatement de la crise financière, l'Europe durcit son arsenal de supervision du secteur, mais pas encore assez au goût de certains.
Les agences de notation, jugées coupables de n'avoir pas vu venir la crise mondiale, devront d'ici quelques mois s'enregistrer si elles veulent opérer dans l'UE et pourront perdre leur licence si elles ne respectent pas certaines règles, selon un texte que le Parlement européen doit entériner définitivement jeudi. Les notes attribuées aux entreprises ou aux États par Standard and Poor's et ses consoeurs, véritables vigies de la finance mondiale, sont censées refléter les risques pris par l'investisseur. Mais elles ont sous-estimé le poids de certains titres complexes liés aux fameux "subprimes" et autres actifs toxiques qui plombent les bilans des banques.
Leçon tirée de la crise, elles devront être plus transparentes sur les risques de certains titres et leurs méthodes d'évaluation. Pour améliorer les échanges d'informations, elles seront aussi surveillées par un "collège" réunissant les superviseurs nationaux des 27 pays de l'UE. L'idée du collège de superviseurs se retrouve dans une autre réforme, pour les assureurs multinationaux.
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Les agences de notation, jugées coupables de n'avoir pas vu venir la crise mondiale, devront d'ici quelques mois s'enregistrer si elles veulent opérer dans l'UE et pourront perdre leur licence si elles ne respectent pas certaines règles, selon un texte que le Parlement européen doit entériner définitivement jeudi. Les notes attribuées aux entreprises ou aux États par Standard and Poor's et ses consoeurs, véritables vigies de la finance mondiale, sont censées refléter les risques pris par l'investisseur. Mais elles ont sous-estimé le poids de certains titres complexes liés aux fameux "subprimes" et autres actifs toxiques qui plombent les bilans des banques.
Leçon tirée de la crise, elles devront être plus transparentes sur les risques de certains titres et leurs méthodes d'évaluation. Pour améliorer les échanges d'informations, elles seront aussi surveillées par un "collège" réunissant les superviseurs nationaux des 27 pays de l'UE. L'idée du collège de superviseurs se retrouve dans une autre réforme, pour les assureurs multinationaux.
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