Au PS, Martine Aubry menace Manuel Valls, qui refuse tout diktat
Ce rappel à l'ordre, dans un courrier dont Le Parisien publie mercredi des extraits, a suscité une vive réaction du député de l'Essonne. "Je ne quitterai pas le PS, pas plus que je vais me taire", a-t-il déclaré au Monde.fr.
Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui a opposé une fin de non-recevoir comme l'ensemble des partis de la gauche radicale au "projet commun" proposé par la dirigeante socialiste, y a vu une justification de sa méfiance.
"Martine Aubry envoie des courriers bizarres en plein été et d'une manière comminatoire", a-t-il dit sur RTL.
Il s'agit du premier conflit de la dirigeante socialiste avec une personnalité de son parti depuis le score médiocre du PS aux élections européennes du 7 juin dernier (16,48%), qui pose les questions du projet et de la stratégie du PS.
Dans sa lettre, le premier secrétaire du Parti socialiste demande à Manuel Valls, candidat déclaré à des primaires du PS pour la présidentielle de 2012, de faire un choix.