Compte rendu de la conférence-débat : Le Mouvement Démocrate : une alternative crédible ?
Le Modem : c’est bien parti ?
Quitterie Delmas rappelle que les législatives ont été dures. Le départ de certains anciens UDF a considérablement réduit les forces humaines.
Bayrou : 2012 : ce sera la bonne ?
Pour Quitterie Delmas, la grande question n’est pas la candidature de François Bayrou, mais : jusqu’où va aller l’UMP ? Il faut se concentrer sur la politique du gouvernement. On ne peut pas devenir une écurie présidentielle. 2012 ne doit pas être l’objectif premier. Il faut réfléchir à l’implantation locale et incarner ce mouvement naissant dans les communes par exemple.
Virginie Le Guay pense que François Bayrou va se présenter à nouveau en 2012. Il a beaucoup d’ambition. Mais, ce ne sera pas la bonne fois. 2007 était la bonne occasion. Depuis le premier tour de la présidentielle, François Bayrou a commis des erreurs qui vont continuer à lui coûter cher. Quand il a annoncé qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, il a dérouté bon nombre de ses électeurs et il a offert un prétexte en or pour le départ des Députés. L’été a été catastrophique : Seignosse fut un rendez-vous raté et impréparé. A défaut d’avoir été un grand rassemblement de démocrates venant d’horizon variés, ce ne fut qu’un minuscule quarteron de personnalités. D’ailleurs, la greffe entre les Verts, les UDF, les Modem, les Cap 21 ne prend pas…
Le perpétuel match Nouveau-Centre vs. Modem :
Quitterie Delmas souligne que des relations personnelles et affectives sont en jeu dans cet affrontement Nouveau-Centre / Mouvement Démocrate. Il ne faut donc pas juger. Ceux qui sont parti ont fait un choix. Mais il y a une chose à retenir de cela : certains ont été blessé d’apprendre par voix de presse la décision de Bayrou de ne pas voter pour Sarkozy. Il faudra juger à plus long terme. Trois mois ont passé depuis l’été : c’est beaucoup trop court pour se prononcer sur l’avenir du Mouvement Démocrate. François Bayrou a rassemblé beaucoup de Français sur un message novateur. Il a prôné le renouvellement en politique. Beaucoup sont venus grâce à ce message. Et ils attendent beaucoup de la construction concrète du Mouvement. D’ailleurs, ce ne sont pas des militants. Ils sont bien plus que cela. Ce sont des citoyens avant tout, qui ont une expérience unique, originale dans la société.
Quitterie tente de relativiser : François Bayrou est toujours prêt à rencontrer les militants. Le café démocrate en est une preuve. Les choses changent. Il a fait appel aux militants pour qu’ils lui soumettent des projets. Il a rappelé que son bureau est toujours ouvert.
Les pratiques politiques et Internet :
Le projet : comment se faire entendre ?
Pour Quitterie Delmas, François Bayrou est redevenu lui-même au moment de la création du Nouveau-Centre. Sans être pessimiste, il faut garder les yeux ouverts et rester lucides : chacun a ses forces et ses faiblesses. Durant la campagne, il a extraordinairement bien travaillé. Il est allé au contact des gens. Il y a eu une véritable rencontre entre un politique et un peuple. Sa candidature à Pau va lui permettre de renouer avec cette ambiance du terrain. Le Mouvement Démocrate doit présenter de nouvelles figures. Il nous faut des voltigeurs !
Centristes ou Démocrates ?
Quitterie Delmas exprime son désaccord. Ce qui fait notre force, c’est nous en tant que démocrates. Le centre n’existe pas. Ce n’est rien, et trop rattaché idéologiquement à l’idée de non-choix, de mou.
Pourquoi ne pas avancer avec la Majorité ?
Militants :
Quitterie s’interroge : si l’on demande aux militants de se prononcer sur les alliances à faire au premier tour, il faudra aussi le faire pour le second tour.