Prêts communaux aux noms "exotique", "boule de neige", "à pente", "à barrière" ou "channel" : manque de vrais professionnels de la finance en Mairies ?
La crise du crédit est en train de s'étendre aux collectivités locales. Selon l'étude de l'agence de notation financière Fitch publiée mercredi 16 juillet, un quart des 105 milliards d'euros empruntés par les communes, départements et régions le sont dans le cadre de prêts complexes dont certains subissent, depuis 2007, une très forte hausse de leurs taux. Environ 20 à 25 milliards de prêts particulièrement risqués entraînent certaines communes dans "une fuite en avant".
Le mécanisme est souvent le même : le crédit est consenti dans un premier temps à un taux bonifié voire nul, donc extrêmement favorable, puis bascule vers un taux dit "dégradé". Celui-ci est censé compenser les avantages de la première période, à un niveau inconnu à l'avance et fixé en fonction de critères variés : taux de l'argent, inflation ou différentiel d'inflation, taux de change entre deux ou trois monnaies, écart entre taux à court et long terme...
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