BUDGET 2009 : L'AUSTERITE !
L'Etat est asphyxié comme jamais par l'obligation de rembourser la dette publique et de payer les pensions des fonctionnaires. Au point qu'il doit maintenant diminuer ses dépenses « utiles », celles qu'il consacre à intervenir et à investir - par exemple pour moderniser la police ou aider les chercheurs. Présentés hier aux députés à l'occasion du débat annuel d'orientation des finances publiques, les grands axes du budget 2009 consacrent cette évolution contre laquelle mettent en garde depuis des années les commissions parlementaires des Finances et la Cour des comptes. Avec 40 milliards d'euros l'an de remboursement de dette, un déficit budgétaire qui a cessé de baisser et la disparition des surplus fiscaux providentiels, cette paralysie du budget de l'Etat était prévisible. Elle se produit aujourd'hui. Pour 2009, la règle de gel des dépenses en euros constants donne, avec une inflation prévue à 2 %, un « bol d'air » de 7 milliards d'euros. Ils sont absorbés à 90 % par des dépenses contraintes : charges de la dette (32 %), pensions des fonctionnaires (39 %) et prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et de l'Union européenne (20 %). Après constitution d'une petite réserve de précaution, il reste 280 millions d'euros de plus qu'en 2008 à redistribuer à l'ensemble des ministères. Et il en sera de même pour 2010 et 2011, le budget étant désormais programmé sur trois ans.