"Les restrictions de crédit constituent une grave menace"

Publié le par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES

[ 09/10/08  - 09H54  ]

La crise financière aggrave la crise immobilière et l'attentisme des acheteurs se confirme. Bernard Vorms, directeur général de l'Agence nationale d'information sur le logement, nous donne son analyse du marché.      

La hausse des taux est-elle la cause principale du ralentissement des transactions et la dégradation du marché peut-elle entraîner une baisse des prix ?
Le retournement du marché a commencé avec la hausse des taux, laquelle a été amplifiée par la crise de liquidité qui a suivi. Après dix années de hausse des prix et des transactions, le retournement était attendu et un ajustement inévitable. Le ralentissement de cette hausse des prix, voire la baisse dans les localisations où la demande solvable se tarit, a toujours pour effet de retarder la décision des acheteurs : les délais de vente s'allongent et les vendeurs doivent réduire leurs exigences. Tant que les ménages anticiperont une baisse des prix, le marché restera peu actif. Souvenons nous de la situation du marché parisien dans les années 1990, jusqu'à l'arrêt de la baisse des prix en 1996-1997. Mais les baisses d'aujourd'hui conduiront peut-être à ce que le rapport entre le prix des logements et le revenu des ménages redevienne plus supportable.

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Publié dans ECONOMIE - DROIT

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